Le gaspillage dans la distribution

Au niveau mondial, un tiers de la nourriture produite est gaspillée. En France, cela représente 10 millions de tonnes de nourriture, soit 16 milliards d’euros.

Face à ces chiffres affolants, les responsabilités sont partagées. Tous les acteurs de la chaîne alimentaire sont impliqués : la production représente 32% du gaspillage alimentaire, la transformation 21%, la distribution 14%, la restauration collective et commerciale 13% et la consommation à domicile 20% (source étude ADEME, 2016).

Après plusieurs scandales liés au gâchis délibéré de nourriture (rendue impropre à la consommation en étant par exemple aspergée d’eau de javel après avoir été jetée), le retail ou commerce de détail est aujourd’hui en pleine évolution pour limiter le gaspillage.

La loi Garot de février 2016 a joué un grand rôle en forçant notamment les supermarchés de plus de 400 mètres carrés à signer une convention de dons avec des associations pour donner leurs invendus alimentaires. Selon l'ADEME, 34% des magasins auraient mis en place des actions anti-gaspi grâce à cette loi.

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la distribution, la loi Garot préconise que les actions soient mises en œuvre dans un ordre de priorité spécifique : 

  1. la prévention du gaspillage alimentaire ; 
  2. l’utilisation des invendus propres à la consommation humaine, par le don ou la transformation ; 
  3. la valorisation destinée à l’alimentation animale ; 
  4. l’utilisation à des fins de compost pour l’agriculture ou la valorisation énergétique, notamment par méthanisation.

Le nombre d’actions anti-gaspi en grandes et moyennes surfaces (GMS) a augmenté en 2018 : chaque magasin met en oeuvre 7,2 actions en moyenne, contre 5,4 en 2017.

Mais seuls 28% des magasins ont mis en place l’intégralité de ces actions. De même, si 96% des GMS travaillent avec des association, près de la moitié (47%) ne font pas l’objet de collecte quotidienne et sont donc susceptibles de jeter de la marchandise périssable.

Les pratiques des professionnels restent donc perfectibles (source : Baromètre Ipsos Comerso 2019 de la valorisation des invendus en Grande distribution). 

Parmi les actions qu'il est possible de mettre en place au sein de votre commerce alimentaire (peu importe sa taille), il existe des applis anti-gaspi comme Too Good To Go qui vous permettent de revendre vos invendus à des utilisateurs. La semaine prochaine, nous reviendrons également plus en détails sur les solutions qui s'offrent à vous, commerçants, pour réduire le gaspillage alimentaire. 

Pour en apprendre plus sur notre solution anti-gaspi et vous inscrire, cliquez ici ! 

Stéphanie Moy