Rencontre avec notre partenaire anti gaspi, Julien de Saveur Bière

Isabelle Moret

a year ago

Symbole de la région du Nord, la bière est la deuxième boisson alcoolisée préférée des Français* juste derrière le vin. L’été, elle se mariera parfaitement à votre barbecue antigaspi, l’hiver on la préférera aux saveurs de citrouille et d’épices.

En France, nous consommons environ 30 litres de bière par an et par personne, et ces chiffres sont en hausse avec la montée en puissance des brasseries locales et artisanales. Mais saviez-vous que les bières aussi étaient soumises à une Date de Durabilité Minimale ? Pour rappel les DDM nous indiquent lorsque le produit peut perdre en qualité gustative ou nutritive (pour la bière par exemple on peut imaginer moins de bulles ou une moins belle couleur) mais ne représente pas un danger pour la santé. Alors n’oubliez pas, avant de jeter votre bière à DDM dépassée, observez, sentez et goûtez, car elle est certainement encore consommable.

A l'occasion de notre Summer Plan anti-gaspi 2020, nous sommes allés à la rencontre de notre partenaire depuis 2017, qui a mis en ligne plus de 11 000 paniers en 2019 sur l’application. Julien Lemarchand, vous êtes un entrepreneur à succès qui avez lancé Saveur Bière en 2007, vous êtes aujourd’hui le leader français de la vente par correspondance de bière.

Comment vous est venu l’idée de créer Saveur Bière? Quel a été le principal défi que vous avez rencontré ?

J.L. : Je dirais que l’aventure Saveur Bière a commencé il y a 13 ans environ lorsqu’on m’a dit deux fois en moins de 6 mois « on ne vend pas de bière sur internet ». Un constat de deux de mes amis qui m’a interloqué. Du coup j’ai interrogé 700 internautes et fait 6 mois de recherches et d’études de marché avant de lancer Saveur Bière. De formation, je suis ingénieur mécanique mais l’aventure entrepreneuriale m’a toujours attiré et là j'y ai vu une opportunité. Le défi, ça a été la logistique, clairement il y avait un enjeu à réussir à expédier la bière sans casse et sans perdre la qualité du produit.

Vous avez une large gamme de produits qui va du fût à la bière en bouteille en passant par les kits pour faire de la bière soi-même , par quoi avez-vous commencé et vers quoi tendez-vous ?

J.L. : On a commencé par les bouteilles unitaires en verre, et rapidement on s’est mis aux fûts et aux tireuses. Aujourd’hui on a une vingtaine de pays représentés à travers nos bières et on essaie d’aller chercher les meilleures bières de chaque pays et d’offrir une gamme diverse. Mais rien qu’en France on a 1500 brasseries locales donc il faut sélectionner !

Aujourd’hui on n'a plus forcément la volonté d'étendre notre gamme - qui est déjà riche, pour plus se concentrer sur la partie service et diminuer les problématiques liées au gaspillage alimentaire des produits. 

Comment le confinement a impacté votre activité ?

J.L. : Il faut savoir que 99% de nos clients sont des particuliers. Alors le confinement a en effet eu un énorme impact sur notre secteur. Le nombre de commandes pendant le confinement a explosé. Surtout des tireuses à bière, car les gens voulaient retrouver ce plaisir de la bière pression à la maison. Malheureusement on a aussi été touchés par le virus en interne donc ça a été un challenge de répondre à toute cette demande, mais je crois qu’on a relevé le défi.


Votre entrepôt se trouve dans la région de Lille, quel est votre lien avec la région Hauts-de-France ?

J.L. : Je suis Normand d’origine mais je suis venu faire mes études dans le Nord et je ne suis pas reparti. Aujourd’hui la région Hauts-de-France est une évidence pour Saveur Bière car c’est une vraie terre de bière, c’est inscrit dans son histoire et ses traditions.

Un bon plan dans les Hauts-de-France ?

J.L. : Le restaurant Bloempot fondé par Florent Ladeyn : que de l’ultra local et il brasse sa propre bière, j’adore !

Avez-vous une bière ou des bières préférées ?

J.L. : Honnêtement je suis le mec le plus nul du monde en bière ! Mais j’aime plutôt déguster de la bière selon le moment, par exemple après une sortie vélo une Jupiler simple et rafraîchissante me suffit, le vendredi soir avec les copains une Orval ou encore une bonne IPA quand il fait chaud.

Selon vous, quels sont les enjeux des entreprises de demain ?

J.L. : Pour moi il y a un enjeu local et écologique. Ça passe par bien réfléchir à ce que l’on achète pour gaspiller le moins possible. Mais aussi par essayer de réduire son empreinte écologique en favorisant le local : limiter les transports, contribuer à l’économie locale ou faire attention au mode de transport. Mais aussi bien sûr s’assurer de la qualité du produit. Pour nous chez Saveur Bière, ça passe aussi par la consigne des bouteilles en verre qui est un véritable enjeu écoresponsable.

Quel est votre lien avec Too Good To Go ?

J.L. : J’ai entendu parler de Too Good To Go de bouche à oreilles  et je me suis dit pourquoi pas. Car le gaspillage est un vrai enjeu. Il faut savoir qu’on jetait une quinzaine de palettes de fûts par an et une trentaine de palettes de bières bouteilles. Aujourd’hui, grâce à l’application on a divisé ce chiffre par trois. Donc on est super content ! Avec une optimisation des achats et de nouveaux produits en ligne on espère encore diminuer. Mais Too Good To Go c’est un système que je prône car c’est une véritable solution pour les commerçants et ça permet aussi de nous faire connaître localement.

Envie d'en savoir plus sur les bons plans Too Good To Go sur la région Hauts-de-France ? 

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*Baromètre SOWINE/DYNATA 2019

Isabelle Moret

Content manager