Région Auvergne Rhône Alpes : rencontre avec Caroline co-fondatrice des restaurants libanais Aklé

Isabelle Moret

5 months ago

Avant tout, comment va votre famille ?

Tout le monde va bien, il y a des dégâts matériels mais heureusement, nous n’avons pas été trop touchés par rapport à d’autres…

D’où vient l’idée de votre projet ?

Nous ne sommes pas du tout du milieu de la restauration, mais mon mari, Ayman et moi-même avions envie de faire quelque chose ensemble dans lequel il y avait un contact avec les gens. Mon mari a toujours été passionné de cuisine, il est donc allé se former au Liban. De là est né le projet Aklé qui signifie la « bonne cuisine » en libanais. Les projets sont ensuite venus les uns après les autres… Aujourd’hui nous en avons encore plusieurs en cours  !

Un assortiment de mezze des restaurants Aklé


Vous avez commencez à servir dans un food truck, aujourd’hui vous avez plusieurs magasins à Lyon. Comment s’est fait le chemin jusqu’aux restaurants ?

Effectivement, nous avons commencé par un food truck, essentiellement pour une question de budget, nous avons eu du mal à obtenir des financements, ne venant ni l'un ni l'autre de la restauration. 

Même si nous avons beaucoup aimé le côté itinérant, festival, et street food que propose l’offre en camion, nous avons toujours eu dans l’idée d’avoir des restaurants « en dur ». Chronologiquement, nous avons ouvert notre premier restaurant, Le Comptoir à Mezze en 2014. Deux ans après, nous avons ouvert la boutique dans le 2ème arrondissement lyonnais puis l’été dernier nous avons repris un restaurant que nous voulions spécialiser sur les falafels mais la crise sanitaire a compliqué les choses. Finalement, nous avons ouvert l’Atelier et la boutique des Halles Paul Bocuse au printemps dernier.

Combien de personnes travaillent pour Aklé et comment êtes-vous organisés ?

Nous avons différentes équipes pour chaque restaurant. Aujourd’hui nous sommes douze, deux au food truck, trois dans les restaurants et à l’Atelier. Nous avons aussi tout un pan de notre activité dans l’événementiel géré par deux personnes, cela représente aujourd'hui environ un tiers de notre activité, donc une grande partie. Ayman supervise la partie cuisine et moi la partie événementielle, administrative et commerciale.


Concerts, ateliers, vous proposez plus qu’une offre de restauration. Quel est l’ambition de vos magasins ?

L’ambition d’Alké c’est de faire découvrir toutes les facettes de la cuisine libanaise. 

Les restaurants libanais proposent finalement souvent la même chose ; houmous, falafel, tabouleh. Avec raison, car ce sont des plats communs au Liban, mais nous voulions faire découvrir la richesse de cette cuisine, sa diversité. 

Sur les mezze par exemple, il y a un tas de choses à découvrir ! C’est pourquoi nous proposons à nos clients de composer leurs assortiments avec des choses qu'ils connaissent et de nouvelles découvertes. C'est dommage de cloisonner les clients aux recettes habituelles. La cuisine libanaise a tellement de richesse, on gagne à varier le contenu et le format ! Alors nous essayons de proposer des plats différents ; le fateh par exemple, c’est un plat à base de pois chiche avec du pain libanais frit et des pignons de pain, on le trouve rarement en restaurant, et pourtant c’est un délice. C’est la vraie cuisine libanaise de la rue. C’est ce que nous aimons avec Ayman et ce que nous souhaitons faire découvrir. 

Le samedi en particulier et à partir de Septembre, nous allons essayer de faire découvrir de nouvelles choses dans une ambiance un peu "table d’hôtes" pour permettre aux gens de prendre leur temps à table et autour des plats. 

A l’Atelier, nous voulions aussi aller plus loin et en faire un lieu de partage avec des ateliers pour les enfants, des concerts, un lieu vivant finalement.  Je crois que nous avons réussi !


Quel plat conseillez-vous aux personnes voulant découvrir la cuisine libanaise ?

Pour des personnes qui ne connaissent pas du tout je conseillerais des mezze avec du tabouleh ou du houmous, c’est vrai que ces plats restent la base de la restauration libanaise et c’est un bon début.

Pour quelqu’un qui connaît un peu plus la culture, je conseillerais le freekeh au blé vert fumé qu’on cuisine avec du poulet, ou encore le mloukhieh un plat un peu citronné. Mais aussi le moughrabiyé c’est un peu le couscous libanais, ce sont des grosses perles de semoule qu’on mange avec des pois chiches et des oignons. Et les gratins de kofta ou de kebbeh avec du boeuf et du boulghour c’est délicieux ! Il y en a tellement !

Pourquoi travailler avec Too Good To Go ?

La première raison c’était vraiment de ne pas jeter, nous travaillons beaucoup en cuisson minute, avec des aliments frais, donc il y a souvent des restes. Mais après en avoir fait profiter les amis et la famille nous en avions encore. Too Good To Go c’est imposé comme une solution vraiment gagnant-gagnant, l'application nous permet de payer les matières premières en offrant aux gens la possibilités de découvrir nos plats et notre culture. 

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Isabelle Moret

Content manager