Covid-19 : le confinement a accéléré la lutte contre le gaspillage alimentaire

Une enquête Too Good To Go, rédaction d'Olivier Bitoun - Publiée le 05 Juin 2020

À période exceptionnelle, réactions exceptionnelles. Pendant les deux mois du confinement, les Français comme les professionnels de la chaîne alimentaire ont tous agi, à leur niveau, contre le gaspillage alimentaire. Certains nouveaux comportements et plusieurs dispositifs inédits semblent là pour durer.

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Un tiers des Français, 32% exactement, déclarent avoir gaspillé moins de nourriture pendant le confinement ! Ils s’ajoutent aux 26% de Français qui affirment ne jamais en gaspiller. Ces chiffres encourageants sont issus de l’étude exclusive lancée à la sortie du confinement par le leader de la lutte contre le gaspillage alimentaire Too Good To Go et conduite par YouGov. 

Plus vertueux nos compatriotes ? Cela s’explique. Avec le confinement, les Français ont du temps - par force – une ressource dont ils manquent d’habitude ; ils l’ont utilisé pour anticiper. Repas prévus à l’avance, listes de courses systématiquement mises noir sur blanc, placards et réfrigérateurs inventoriés dans leurs moindres recoins avant de sortir faire les courses, ce sont autant de réflexes qui évitent les achats inutiles et les doublons qui finiront à la poubelle au bout du compte. Autre explication : bloqués à la maison pendant deux mois, les Français cuisinent davantage. Et ce dans des proportions significatives. En effet, 43% d’entre eux déclarent avoir joué plus les Top Chefs qu’avant le confinement, toujours selon l’étude Too Good To Go.

L’explosion des repas pris à la maison contribue à réduire le gaspillage comme le confirme Nathalie Damery, Présidente et cofondatrice de l’institut d’études L’Obscoco : « Pendant le confinement, les familles, souvent au complet, prennent trois repas par jour à domicile, ce qui est inhabituel. Cela a sans doute favorisé une meilleure utilisation des restes des repas précédents. » Entre la mi-mars et la mi-mai, l’attention portée aux coûts des denrées est d’autant plus forte que l’alimentaire devient un très gros poste du budget, du fait de l’arrêt brutal des autres dépenses. 



Le gaspillage alimentaire, effet indésirable des gros pleins

 

Le changement de magasin principal explique également la réduction du gaspillage alimentaire pendant le confinement. Règle des 1 km oblige et peur de croiser du monde, les Français font leurs courses près de chez eux, délaissant encore un peu plus les hypermarchés. À l’inverse, supermarchés, commerces de proximité et bien sûr e-commerce avec leurs drives cartonnent, affichant des progressions respectives de leurs ventes, allant de 7,6% à …78,3% sur la semaine du 30 mars au 5 avril, selon le panéliste Nielsen ! L’effet sur le gaspillage alimentaire est automatique. Pendant deux mois, nos compatriotes font leurs courses plus souvent avec de plus petits paniers, pour des achats plus justes au final. « Une grosse partie du gaspillage est liée au fait que les clients surstockent sous l’effet des achats d’impulsion et d'un manque de préparation des courses », commente Baptiste Carpentier, Directeur RSE  d’Intermarché/Netto. 

Or, les tentations sont plus fortes en hyper qu’en proximité où les assortiments sont plus courts, et qu’en e-commerce où les consommateurs achètent le plus souvent selon des listes pré-enregistrées. Les progrès effectués par les consommateurs pendant le confinement sont d’autant plus appréciables qu’ils sont, avec la restauration hors domicile (RHD), les premiers responsables du gaspillage en France ; ils comptent pour un tiers de celui-ci, selon les chiffres de l’Ademe en 2016*. 

Si l’épisode du confinement a des effets positifs sur les habitudes des Français, il remue aussi les professionnels de la chaîne alimentaire qui doivent s’activer pour limiter la casse de marchandises. Agriculteurs, grande distribution, grossistes, industriels de l’agroalimentaire, logisticiens, acteurs de la RHD (restauration hors domicile) sont déjà sensibilisés au sujet. Pour eux, l’enjeu est économique. Ils affichent d’ailleurs d’assez bons résultats en la matière. La distribution ne serait responsable que de 14% du gaspillage en France, selon l’Ademe. 

9 635 paniers de produits frais sauvés de la casse

Néanmoins, les annonces successives, en l’espace de 2 ou 3 jours, de la fermeture des cantines et des restaurants d’entreprises puis des établissements de la restauration commerciale, ainsi que des marchés de plein-vent, provoquent une situation d’urgence sur le front des denrées périssables. « Du jour au lendemain, notre taux d’activité est tombé de 100 % à 25% », se souvient Nicolas Pie, Directeur Transgourmet Solutions et Directeur du Contrôle Interne de Transgourmet, l’un des premiers distributeurs de produits alimentaires pour la RHD en France. A la mi-mars, le groupe se retrouve avec plusieurs millions d'euros de marchandises sur les bras dont beaucoup de produits frais. Il faut trouver des solutions pour éviter d’envoyer le tout à la benne ! Les agriculteurs se retrouvent eux aussi au pied d’une montagne de denrées. « En deux mois, nous avons redistribué 1000 tonnes de produits alimentaires soit quasiment la moitié des volumes redistribués sur l’ensemble de l’année 2019 », chiffre Angélique Delahaye, la Présidente de l’association Solaal qui organise les dons des acteurs du monde agricole aux associations de l’aide alimentaire.

Les opérateurs de la chaîne alimentaire ont l’habitude de donner leurs invendus aux associations caritatives. Mais le Covid-19 complique décidément les choses ! 

En raison du confinement, la plupart des associations ne sont plus en mesure d’effectuer la ramasse des marchandises sur les sites des distributeurs et des industriels. Et pour cause : leurs équipes, majoritairement constituées de bénévoles – dont beaucoup de retraités – sont bloquées à domicile ! Il faut donc innover. Transgourmet et Too Good To Go collaborent afin de développer la vente de produits… aux particuliers, un public nouveau pour le grossiste mais que Too Good To Go connaît bien. A partir du 10 avril, en click and collect depuis son site de Toulouse pour commencer, puis très vite depuis ses 15 sites dans l’Hexagone, Transgourmet propose, via l’application Too Good To Go, des paniers de produits frais au prix de 9,99€ (équivalent à un panier de 30€ en grande distribution). Au total au 2 Juin, 9 635 paniers* sont ainsi sauvés.

Autre initiative, même bénéfice. Comerso, société créée à Bordeaux en 2013 afin d’aider hypers et supermarchés à écouler leurs invendus, tient son rôle pendant le pic de la crise du Covid-19. Pour faire face à l’arrêt des relations entre les points de vente et les associations, Comerso ouvre, dès la fin mars, un numéro vert où les magasins et les industriels déclarent chaque jour leurs invendus et les associations leurs besoins. Comerso fait ensuite le rapprochement entre les deux mondes. L’opérateur se charge même de la logistique quand les associations sont paralysées. Quasiment toutes les enseignes de la grande distribution et plusieurs dizaines d’industriels de l’agroalimentaire rejoignent l’initiative. Entre la mi-avril et la mi-mai, l’équivalent de 300 000 repas est ainsi redistribué à une centaine d’associations. Encore du gâchis évité !

« Même avec une gestion parfaite de nos stocks, le zéro casse est impossible car nous devons gérer des produits endommagés que nous ne pourrons pas vendre » Nicolas Pie, Directeur Transgourmet Solutions et Directeur du Contrôle Interne de Transgourmet.


Des initiatives qui ne s'arrêtent pas avec le déconfinement

En complément de ce dispositif, Intermarché invite ses adhérents à coller une affichette avec leurs coordonnées sur la devanture de leur point de vente. Objectif : permettre aux producteurs dans l’incapacité d’écouler leurs produits, du fait de l’arrêt de l’activité de la RHD, de les contacter. Initiative bienvenue au moment où démarrent la saison des fraises et celle des asperges. Des producteurs de viande, de produits de la mer et de fromages AOC feront aussi appel à ce dispositif.

« Hors période de crise, il arrive régulièrement que les connexions entre les magasins et les associations s’interrompent. Certains magasins préfèrent alors attendre que la relation se rétablisse plutôt que d’avoir à chercher un nouveau partenaire, car cela prend du temps et peut être complexe d'un point de vue administratif. Quitte à perdre des produits pendant quelques jours »  François Vallée, Responsable marketing et études de Comerso.

Aujourd'hui, l’épisode du confinement est heureusement derrière nous, mais la lutte contre le gaspillage alimentaire reste d’actualité. Les professionnels le savent. "Même avec une gestion parfaite de nos stocks, le zéro casse est impossible car nous devons gérer des produits endommagés que nous ne pourrons pas vendre", résume Nicolas Pie qui précise que "Transgourmet est signataire du Pacte National de Lutte contre le Gaspillage Alimentaire et pratique le don aux associations.". On est tenté d'ajouter que les aléas de la météo et les lancements produits manqués allongent aussi la liste des invendus chez les professionnels. C’est notamment pour cette raison que Transgourmet souhaite poursuivre la vente d’invendus aux particuliers ou que Comerso entend laisser ouvert son numéro vert. « Hors période de crise, il arrive régulièrement que les connexions entre les magasins et les associations s’interrompent. Certains magasins préfèrent alors attendre que la relation se rétablisse plutôt que d’avoir à chercher un nouveau partenaire, car cela prends du temps et peut être complexe d'un point de vue administratif. Quitte à perdre des produits pendant quelques jours », regrette François Vallée, le responsable marketing et études de Comerso. Surtout que la collaboration avec une nouvelle association suppose de signer une convention. Autant de tâches administratives en plus. Désormais, Comerso se charge de tout pour fluidifier les opérations.

Intermarché, aussi, pense à l’après. Quelques-uns de ses 1 800 magasins aménagent déjà dans leurs murs, des « rayons à DDM (date de durabilité minimale) dépassée ». Une pratique mise en place dans le cadre du Pacte sur les Dates de Consommation de Too Good To Go que l’enseigne entend déployer afin d’aller dans le sens de l’histoire. « Créer une zone de destockage pour les produits alimentaires proches de leur DLC dans un magasin était impensable il y a 5 ans ou 10 ans. Cela aurait signifié la paupérisation du point de vente. Aujourd’hui, c’est le signe que le magasin est engagé et responsable », analyse Nathalie Damery.

Le confinement redonne du lustre aux aliments  

Dans un esprit proche, le groupe Bel communique en ce moment auprès des consommateurs sur la signification de la DDM. Une opération qui s’inscrit dans le cadre du Pacte, l’initiative lancée par Too Good To Go afin d’informer les consommateurs sur la différence entre DDM et DLC. Au-delà des efforts menés sur l’ensemble de sa chaîne de valeur pour réduire le gaspillage alimentaire, l’intention de Bel est aussi de sensibiliser les Français au fait qu’ils peuvent consommer les portions de la Vache Qui Rit une fois la DDM dépassée sans courir de risque. Depuis le mois de mars et jusqu’en août, le Groupe diffuse un message de sensibilisation sur les intercalaires de 17 millions de boîtes de son fromage star. Bel entend dupliquer l’opération dans d’autres pays et l’étendre à d’autres marques.

Etiquette anti-gaspi à l'intérieur des produits La Vache Qui Rit 

"La crise a éclairé ce que les consommateurs avaient un peu oublié, à savoir l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire qui sont en jeu pour produire et distribuer des produits dans les rayons de nos magasins"  explique Elodie Parre, Directrice Développement Durable du groupe Bel.

Comme en écho à l’opération du groupe Bel, Yann Auger, Directeur général d’Andes, un réseau de 380 épiceries solidaires, intervient : « Il y a encore beaucoup à faire pour communiquer efficacement sur le sujet des dates, y compris dans le secteur de laide alimentaire où le fonctionnement sur la base des invendus est pourtant courant ». A travers l’association qu’il dirige et qui distribue chaque année 11 000 tonnes de produits alimentaires provenant d’invendus pour près des ¾, il envisage ainsi de « renforcer les actions de sensibilisation sur la question des dates » (DLC, DDM…) pour ses 170 000 bénéficiaires. Cela pourrait passer notamment par des ateliers dédiés, « comme nous avons déjà eu loccasion de le pratiquer sur les économies dénergie » : une action de lutte contre le gaspillage alimentaire et de maîtrise du budget des ménages fragiles accueillis dans les épiceries solidaires.

La victoire sur le gaspillage dépendra en grande partie de d’évolution du regard porté sur les aliments. De ce point de vue, le confinement a semble-t-il renforcé chez les Français, la conscience que notre carburant quotidien avait une valeur forte. Selon l’étude YouGov/Too Good To Go, la valeur de la nourriture a évolué pour 57% des Français pendant les deux mois où ils sont restés chez eux. 

Source : étude Too Good To Go x YouGov Mai 2020

 
 

« La crise a éclairé ce que les consommateurs avaient un peu oublié, à savoir l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire qui sont en jeu pour produire et distribuer des produits dans les rayons de nos magasins”, explique Elodie Parre, la Directrice Développement Durable du groupe Bel, avant de poursuivre, "les repas pris en famille et le fait de cuisiner plus ont redonné sa valeur affective et de lien à la nourriture. » Une revalorisation de l’aliment sans doute accentuée par la peur des clients, au moins dans les premiers jours, de devoir faire face à des ruptures dans les magasins.

Avec la crise économique qui s’annonce, ces évolutions pourraient se cristalliser. « Dans les prochains mois, les Français vont voir leur pouvoir d’achat baisser, ce qui va les rendre encore plus sensibles au prix et à l’anti-gaspi », pronostique Nathalie Damery. Nos compatriotes devront peut-être apprendre à acheter uniquement les produits dont ils ont besoin et les professionnels à lever le pied sur les promotions qui nous incitent à acheter toujours plus et parfois trop.


*Selon l’Ademe (chiffres 2016), les responsables du gaspillage sont : les consommateurs et la restauration hors domicile (33%), devant les producteurs (32%), les transformateurs (21%) et la distribution (14%). 

*Soit une équivalence d'environ 24 087Kg de CO2


Notre point de vue - entretiens 


Comment la crise a-t-elle changé les comportements des consommateurs et qu'en attendre à long terme ?

Entretien avec Rose Boursier-Wyler, en charge des Affaires publiques, chargée du suivi du Pacte sur les dates de consommation

Pendant le confinement, les consommateurs ont eu le temps de se reconnecter à leur alimentation. Au-delà de l’impératif économique, la valeur écologique a pris de l’importance. Ainsi, 33% des Français déclarent avoir moins gaspillé pendant le confinement, 24% ont davantage réutilisé et transformé leurs restes, et 8% ont pris plaisir à cuisiner fanes et épluchures*(2). La cuisine est devenue un terrain de jeu qui s’est épanoui grâce au temps que chacun avait devant soi.

Alors que l’on a passé davantage de temps à tirer le meilleur de nos produits alimentaires, nous avons interrogé leur qualité et notre pouvoir en tant que consommateur. Le consommateur demande davantage de transparence, la tendance au local et au bio s’est confirmée, et ils continuent à en réclamer : les Français attendent des entreprises agroalimentaires une offre plus importante de produits locaux ou en circuits courts (51%)* et d'initiatives pour lutter contre le gaspillage alimentaire (36% des Français)*. 

Les consommateurs ont aussi pu constater la réalité des rayons vides sur des produits généralement abondants : farine, œufs.. Cette prise de conscience quant à la possible fragilité de notre système alimentaire appelle à davantage d’autonomie alimentaire, qui répond directement à leur envie de se tourner vers du local et de financer un système alimentaire durable et résilient.

Le Pacte sur les Dates de Consommation initié par Too Good To Go est une des réponses à ces enjeux, en favorisant la compréhension et la transparence sur les dates de consommation. Une quarantaine d’acteurs de l’industrie agroalimentaire s’est ainsi engagée dans l’ambition commune de réduire le gaspillage alimentaire causé par les dates, et particulièrement les 20% de gaspillage imputé à ces dernières dans les foyers. La sensibilisation se fera sur les emballages, et à travers des rayons anti-gaspi, afin d’aider à une consommation éclairée et de redonner le pouvoir au consommateur.

Ces deux mois de confinement ont participé à redonner de la valeur à notre système alimentaire et ont soulevé des questions primordiales sur sa pérennité. Et puisqu’il faut généralement trois semaines pour intégrer un changement, ces nouvelles habitudes ont toutes les chances de perdurer : le consommateur de demain sera actif, ambitieux, et éclairé. 

*Chiffres source : étude Too Good To Go et Yougov

*(2) Chiffres Source : webinair d’IFOP 

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Quels chantiers les distributeurs peuvent-ils lancer pour aller plus loin dans la lutte contre le gaspillage alimentaire ?

Entretien avec Gauthier Combes, Key Account Manager Too Good To Go France 

La période post Covid-19 est une opportunité pour la distribution de repenser son modèle pour être encore plus proche des attentes du consommateur.

La distribution a 3 grands chantiers à entreprendre pour réduire le gaspillage alimentaire : l’approvisionnement, l’éducation du consommateur et le changement de l’offre en magasin.

Dans un premier temps, une réflexion doit être envisagée au niveau de l’approvisionnement des points de vente. Réduire le gaspillage alimentaire se passe dès la commande, en amont du processus de vente. Les magasins doivent repenser leurs mécanismes d’approvisionnement afin de proposer une offre au plus près de la demande, sans superflu. Le réapprovisionnement à flux tendu, déjà mis en place par de nombreux distributeurs, est une solution qui réduit de facto les produits commandés en trop. Mais ce peut être également d’avoir plus de flexibilité sur les produits (revoir le calibrage, les produits à date courte).

Par ailleurs, la distribution a un rôle primordial à jouer auprès des consommateurs. Plusieurs chemins s’entremêlent pour atteindre le zéro gaspillage et le zéro déchet. Il y a une action éducative à avoir afin de mettre en lumière l’impact dramatique du gaspillage alimentaire. Beaucoup de consommateurs aujourd’hui préfèrent jeter plutôt que de consommer un produit à date courte, souvent plus par méconnaissance et peur que par désintérêt et laxisme. Cela peut prendre la forme d’ateliers de sensibilisation en magasins (comme Too Good To Go a pu le réaliser avec le magasin Leclerc de Geispolsheim) mais aussi la création de rayons anti-gaspi.

Finalement, il faut repenser l’offre pour tendre vers plus de qualité et moins de quantité : plus de produits locaux et de saison, issus de l’agriculture raisonnée, moins de références pour un même type de produit, le développement du vrac et du système de consigne (l’initiative des FabMag d’Intermarché) pour tendre vers une consommation plus responsable et modérée.

La crise sanitaire que nous traversons nous a largement fait réfléchir quant à l’origine des produits et à leur rareté. Aujourd’hui les distributeurs sont des lieux de vie à part entière, dans les villes comme dans les campagnes. Leur ancrage territorial doit les encourager à continuer de développer et de promouvoir une consommation respectueuse de l’environnement et en phase avec les challenges de demain.

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Comment le changement de perception de la valeur de la nourriture post CoVid-19 va-t-il modifier l'ensemble du secteur alimentaire, de la production au consommateur ?

Entretien avec Chloé De Lisleferme, Responsable Groupes Hôteliers et Industriels 

En cette période, nous avons remarqué chez les industriels et producteurs une meilleure sensibilisation au gaspillage alimentaire des employés, à l'initiative des sièges d'entreprise mais aussi des équipes elles-mêmes, contraintes d'affronter un challenge sans précédent : sauver les produits de la poubelle, en quantité décuplée. Communication interne et stratégies ont été mises en place pour informer et trouver des solutions qui voient ainsi le jour pour sauver les stocks : dons aux associations, aux hôpitaux, déstockage, revalorisation via Too Good To Go.

Aujourd'hui, le défi est le suivant : il faut rendre ces solutions pérennes. Après la crise, les impératifs changeront, mais il est primordial que la lutte contre le gaspillage alimentaire perdure dans ces entreprises. La sensibilisation, l'éducation et la formation des employés, étapes indispensables, doivent être inscrites au sein d'un processus continu. 

On l'a vu, la valeur accordée à la nourriture a fortement augmenté pendant la crise où elle a occupé une place importante dans notre quotidien. On a assisté à une remontée de la chaîne de transformation, avec une tendance grandissante vers la cuisine maison, amenant à une demande de plus en plus forte pour les produits bruts.

Ces différentes tendances indiquent qu'une modification (positive !) de l'ensemble du secteur alimentaire nous guette. Si nous craignons un inévitable retour en arrière dans certains domaines (pour raisons sanitaires, par exemple avec l'utilisation d'emballages à usage unique), nous avons l'espoir qu'en ce qui concerne le gaspillage alimentaire, la prise de conscience collective permettra à l'industrie agroalimentaire de se mettre en route vers le zéro-gaspi, et ce, durablement.

Vous avez envie d'en savoir plus sur les actions mises en place sur les hôteliers et industriels ? 

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